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 rekindle the spark (paddash)

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Pad Dunham

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○ TREE LEAVES : 94

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MessageSujet: rekindle the spark (paddash)   Mar 29 Déc - 15:32



Il s'était réveillé avec un rictus à la con sur le visage, incapable de s'empêcher de sourire, il était bien trop content de se réveiller dans cette chambre, pas si mal que ça, qui avait été la sienne pendant ses deux années à Eureka Springs. Ni l'odeur de renfermée – sa mère n'avait visiblement pas fait aérer en sept ans –, ni la poussière qui virevolte dans les rayons de lumières traversant la pièce de part en part, ni même cet horrible poster de Nickelback au-dessus de son lit ne pouvait effacer ce sourire sur son visage. Il était juste bien. Juste bien, et ça faisait des semaines qui ne s'était pas senti si bien. Il attrape le caleçon de la veille qui l'attend sous la couette, l'enfile et saute du lit. Pendant quelques secondes, il avait l'impression de n'être jamais parti, de ne pas avoir pris ce fichu train, de ne pas avoir gâché sept années de sa vie à devenir un raté à Nashville. Il ouvre les rideaux, qui donne sur l'arrière de la maison, et il reconnaît la vieille Guindon, dans son jardin. Même elle, il est content de la retrouver, même si ce n'était qu'une gâteuse couplée à une mégère. Il reste devant sa fenêtre, les mains posées dans le bas du dos, buste en avant, histoire de détendre ses muscles endoloris par dix heures de sommeil. La Guindon lui fait signe. Il ouvre la fenêtre, ce même sourire au visage, et sent la morsure de la fraîcheur matinale sur sa peau. « I see you still haven't learnt to put some clothes on, have you Dunham ? » dit-elle d'un ton sarcastique. Elle avait pourtant tenté de le masquer derrière une once de fausse sympathie. Même son petit rire mimant le bruit d'un porc qu'on égorge ne l'atteint pas. Pad, il lui fait coucou de la main. « Boy, am I glad to see you too, you old hag ! »
Il s'était lavé, habillé, parfumé. Un petit coup derrière les oreilles, merde, ça fait de mal à personne. S'il a réussi à calmer ses zygomatiques, Pad n'arrivait toujours pas à cacher son excitation. Il avait donné rendez-vous à Dash, hier, lui avait dit de le retrouver à l'entrée de la réserve, qu'il avait envie de se promener avec lui, comme avant, pour discuter. Ils avaient besoin de ça, parler. Il attrape sa veste beige, celle avec la fausse fourrure sur le col, sa seule veste, en fait, et la garde dans la main. Il descend les escaliers, arrive au rez-de-chaussé, tend l'oreille. « Mum ? Bah … Caroline Dunham, of course you're not here ». Il arrive dans la cuisine, attrape le paquet de pain de mie, ouvre le frigo et le garde ouvert avec sa jambe le temps d'attraper ce qu'il trouve, c'est à dire rien. « Gee ! Are you even living here ? ». Il trouve quand même un pot de beurre de cacahuète, en tartine sur une tranche de pain et sort de la maison. Elle est située à l'écart de la ville, il ne lui faut parcourir qu'un petit mile avant d'arriver à l'entrée de la réserve, sur le petit pont qui enjambe un ruisseau, presque à sec. Cigarette au bec, il regarde autour de lui, un rictus déformant son visage amusé. Il tire sur sa cigarette, expulse la fumée tout en souriant.
Oui, pour la première fois, il était en avance à un rendez-vous avec Dash. Ou il a été enlevé par la harpy team. Ou il n'a pas envie de venir. Il se met assis sur la rambarde en bois du pont, tirant sur sa cigarette et mâchant l'intérieur de sa joue, comme il le fait lorsqu'il est stressé.
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Dash Warwick

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MessageSujet: Re: rekindle the spark (paddash)   Mar 29 Déc - 18:03

- if you're not the one for me, why do i hate the idea of being free  ? -
il s'étirait dans ses draps. le lit était trop grand, depuis trop longtemps. il n'avait pas réussi à dormir plus de trois heures, cette nuit. il n'avait fait qu'y penser, que penser à lui, sans cesse. il y a eu cet immense creux dans son king size bed, cet immense creux dans sa cage thoracique, cet abîme qui les séparait et pourtant, il était bien là, pad. il était revenu, le con. après sept ans, sept putain d'années où dash n'existait plus pour lui, sept putain d'années passées sans un mot, sans un message, pas une seule fois il n'avait répondu à son foutu téléphone. peut-être avait-il même supprimé son numéro. il n'avait pas envie de se lever ce matin-là, il avait envie de rester sous sa couverture, à regarder les nuages défiler à sa fenêtre, à l'ignorer, lui, comme il l'avait si bien fait. mais dash était faible, beaucoup plus faible que ce connard de patrick dunham. son pato, son paddy, son pad. il était son étoile, son univers, même. il se perdait dans ses yeux constellés et il vivait sous son sourire-soleil. il lui arrachait ces baisers ardents, il était la lune, il était andromède qui dirige les hommes. il l'a laissé croire toutes ces foutaises avant de s'envoler pour nashville. le bel oiseau sans attache. dash pensait qu'ils étaient des inséparables, que l'un mourrait s'il n'avait plus l'autre. et une partie de lui était morte, après son départ. pad, il la lui avait arrachée, il s'était peut-être enfui avec, il l'avait peut-être gardée pendant toutes ces années, cet amour inconditionnel que dashiell n'a plus jamais retrouvé. il ne resta finalement que quelques minutes de plus allongé là, il se força à se lever, à aller prendre une douche froide. rien que penser à lui l'échauffait, dans tous les sens. pad, pad il était beau, plus beau que dans ses souvenirs fades, plus beau que sur les polaroids qu'il a conservé dans une vieille boîte à chaussures, sous son lit. peut-être que revenir à eurêka lui avait fait du bien, il semblait radieux, en tout cas, quand il l'a vu. il pensait retrouver un fantôme de son passé, une pâle image d'un amour en décomposition. mais il l'avait retrouvé, solaire, le cœur palpitant fort, le sien qui s'emballa. il sortit de la douche et s'enroula une serviette duveteuse autour de la taille. passa ses mains sur le miroir embué, son regard se porta sur le porte-bonheur qui habillait son cou. un cadeau de son abuelita. il ne savait pas si c'était un coup des ancêtres que de lui renvoyer pad, si c'était une mauvaise blague ou une vraie opportunité. tout refaire, tout reconstruire. c'était utopique. il prit un café noir et froid, après ça. pour rester dans cet état d'esprit, le ciel était gris. semblait gris. - enfin, pour lui -. il s'habilla, simplement, une t-shirt ample et uni, un pantalon camouflage, une paire de kicks, une veste noire et sa casquette dédicacée. il ne sortait jamais sans. il prit son skate, direction la réserve. un rendez-vous, une saloperie de rendez-vous. les roues grattaient le bitume glacé. les rues étaient vides. il fit un trick en prenant le virage, la musique dans les oreilles. du blues. c'était un peu le style de pad, son elvis. il eut ce sourire en coin, ce rire retenu et ses pommettes prirent une teinte un peu plus rose. il s'arrêta net, à mi-chemin. s'assit sur son skate et se prit la tête entre les mains. putain, qu'est ce qu'il foutait ? pourquoi son coeur battait-il encore la chamade ? pourquoi, si soudainement, ressentait-il non plus l'obligation, ni l'envie, mais le besoin de le voir ? il sortit un briquet de la poche de sa veste et s'en grilla une. il ne fumait que très peu. personne ne le savait, il le cachait bien. il n'aimait pas ça, de base. ni l'odeur, ni le goût. mais fallait croire que ça marchait, leur truc, pour apaiser l'esprit. chacun sa méthode. c'était peut-être l'effet placebo.
il reprit la route et il arriva bien vite au petit pont.
il était là,
rayonnant.
hey.
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Pad Dunham

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MessageSujet: Re: rekindle the spark (paddash)   Mar 29 Déc - 20:54

Il est beau. Tellement beau qu'il en tremble, Pad, qu'il a envie de se perdre dans ses bras, là où il appartient. Tellement beau qu'il sent l'euphorie monter en lui, ce sentiment d'allégresse, celui qu'il avait ressenti, il y a quelques jours, quand il a rassemblé toutes ses forces et qu'il a appuyé sur la sonnette de sa porte. Le bruit stridulant de la sonnerie résonne encore dans ses oreilles. Un doux son. C'était des pas étouffés qu'il avait discernés, ensuite, avant d'être assourdi par les battements déchaînés de son cœur en ébullition. Un sentiment agréable. Les quelques secondes avaient été cruelles. Il n'y avait qu'une porte qui le séparait alors de Dash, et non plus cinq cents miles. Il avait oublié sa peur excessive. Cette porte, cette fichue porte, qu'il aurait défoncé si elle ne s'était pas ouverte. Le bruit du mécanisme du verrou. Le pic de l'ivresse qui le dominait. Et quand son visage est enfin apparu … Il était beau. Tellement beau.
Pad il se contente de sourire. Il prend son élan et saute de la barrière, marche vers Dash, tout en le dévorant des yeux. hey. Juste un mot, timide, rapide, mais assez pour bousculer encore un peu Pad, qui sourit davantage. Il avait eu peur. Peur de ne pas le voir arrivé, peur que son retour inopiné fut mal accueilli, que sa réapparition subite soit indésirée. Il s'arrête à quelques pas de Dash. « Hello there », dit-il, et il se laisse porter par la vague d'émotions et de sentiments qui le submergent, par les étoiles qui brillent dans ses yeux. Il pose une main sur la joue et l'embrasse sur l'autre, avant de la faire glisser derrière son dos pour le serrer brièvement contre lui. Assez de temps pour s'enivrer de son odeur. Il brise l'étreinte, recule de quelques pas, sans perdre son sourire, sans perdre l'admiration dans ses yeux. « I – I'm so happy to see you » avoue-t-il, la voix assurée, rassuré.
Il reste là immobile, maladroit, les mains plongées dans les poches de sa veste. Il admire les traits de son Dash, s'abandonne dans ses yeux, se laisse submergé par l'émotion. Il souhaite n'avoir jamais tombé dans ce mensonge qu'il s'est raconté, celui qu'il se répétait chaque soir, qu'il n'était pas amoureux, que ce qu'il ressentait n'était qu'un simple attachement, qu'il pouvait l'oublier, que ce n'était rien. Il ne se mentirait plus. Il secoue la tête, subrepticement, et se tourne légèrement vers le chemin derrière lui. « Wanna walk with me, skaterboy ? » dit-il, souriant, puis se tournant complètement pour se lancer sur la piste. Il traverse le pont, le pas hésitant, le pas lent. Il est beau, tellement beau qu'il enrage d'avoir perdu sept ans. Qu'il enrage d'avoir brisé cette histoire. Ses poings se serrent dans l'intimité de ses poches.
Il souffle, sort son paquet de cigarette et en allume une.
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Dash Warwick

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MessageSujet: Re: rekindle the spark (paddash)   Mer 30 Déc - 4:22

trois lettres, d'une simplicité désarmante, trois lettres trop légères, trop vite envolées. il n'a pas même essayé de les retenir, elles ont glissé de ses lèvres. il était un peu nerveux. rien qu'à l'idée de le voir, déjà. rien qu'en le voyant, là. la canopée filtrait les rayons de soleil diaphanes qui faisaient briller le tout petit ruisseau s'écoulant sous leurs pieds dans un murmure aquatique. c'était apaisant, ou peut-être était-ce son parfum ? les deux à la fois, sans doute. il le contempla encore quelques secondes, les souvenirs remontant à la surface. une réminiscence qui le déstabilisa, il dût briser le contact visuel établi avec pad et il laissa échapper un petit rire, une brève seconde, dans le vent. une brise doucereuse. c'était encore un rire nerveux, celui qui remplaçait les pleurs. parce qu'il avait bien envie de fondre en larmes, à ce moment très précis. après sept ans, sans lui. sept ans sans entendre le son de sa voix. c'était long. trop long. avait-il seulement eu idée du nombre de jours qui s'étaient écoulés depuis leur séparation ? les avait-il comptés, comme dash l'avait fait ? les avait-il trouvés tous plus ternes les uns que les autres ? sans lui, rien ne valait vraiment le coup. il y avait raphaël, oui. mais raphaël avait eu ses propres problèmes à régler, avec la mort de ses parents, avec la reprise du ranch. toutes ces responsabilités qui lui retombaient sur le dos. de l'eau avait coulé sous les ponts, mais dash en avait compté chaque goutte, elles lui ont glissé au travers de la gorge comme une coulée de lave. chaque goutte, chaque seconde de ce temps sans pad l'avait abîmé, puis endurci. et aujourd'hui, le revoilà, le con. comme un nouveau soleil. hello there. oui, salut toi. ça faisait longtemps. qu'est-ce que tu deviens ? enculé. quand il lui posa une main sur sa joue, un frisson lui remonta le long de la colonne vertébrale. s'il savait, seulement, le mal qu'il lui faisait en lui faisant tant de bien. rien qu'avec ces formalités, cette bise enfantine sur la joue (celle qui le brûlait, quelques minutes plus tôt), rien qu'avec ça, dash était ailleurs, il n'y avait plus rien autour d'eux. c'était leur moment, leurs retrouvailles. leur vraies retrouvailles. une étreinte, dash fut surpris. il le serra si fort contre lui, sans même vraiment le vouloir, qu'il pensait vraiment fusionner avec lui, à un moment. comme les âmes sœurs, selon platon, qui se cherchent pour se compléter. pour ne faire plus qu'un. c'était l'ultime chemin vers le bonheur, cet élan amoureux. et à ce moment, pad et lui se complétaient. mais ce ne fut qu'éphémère. il se mordit la lèvre inférieure, hésitant encore entre l'embrasser et lui casser le nez. i – i'm so happy to see you. pourquoi. pourquoi lui faire ça maintenant ? pourquoi avoir attendu si longtemps ? était-ce par défaut ? était-ce parce qu'il n'avait rien trouvé d'intéressant à nashville ? était-ce parce qu'il l'avait mis de côté, dash, pour les périodes de pénurie ? allait-il repartir aussitôt rassasié ? toutes ces questions se cognaient contre les parois de sa boîte crânienne. pad le torturait, rien qu'avec son sourire. rien qu'en étant là et en étant beau.
vraiment, trop beau. il était presque irréel, un mirage, un tour que lui faisait son subconscient en manque total de lui. it's been a while. carrément une éternité, même. wanna walk with me, skaterboy ? non, non, il allait faire volte face, s'enfuir tant qu'il était encore temps et tirer un trait sur leur histoire, pour de bon. c'était ce qu'il s'était promis sept ans auparavant, et il ne s'était jamais résolu à le faire. encore maintenant, il ne pouvait simplement pas prendre cette décision. sa faiblesse l'avait fait tomber pour un homme terrible qui lui lançait des sourires assassins. bang bang, en plein dans le cœur. le voilà qui retombait, encore et encore. la même rengaine. yeah, sure. quelques pas en silence, les deux s'admirant, mais s'évitant du regard. il sortit une cigarette. sitôt allumée, dash s'en empara en souriant, se la glissa au lèvres et en tira une bouffée avant de la rendre à pad. il cracha quelques ronds de fumée. ça l'amusait. pas le nuage de nacre, mais lui. c'était paddy, qui l'amusait. so,... trop de questions. dash ne savait pas par laquelle commencer. how have you been ?
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Pad Dunham

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MessageSujet: Re: rekindle the spark (paddash)   Mer 30 Déc - 22:32

Même dans un moment pareil, entre cette fichue tension palpable et cette curieuse impression que rien n'a changé en sept ans, Dash arrivait à le faire rire. Il reprend la cigarette entre son pouce et l'index, la pose entre ses lèvres où elle repose, là, de façon léthargique, alors qu'il est en train de le regarder, d'épier chacun de ses mouvements. Il sourit, parce que ça l'aide à lutter contre les larmes, sourire. I ruined everything. Il prend un peu d'avance, pour dissimuler ses yeux. Mais ce qu'il a vraiment envie, c'est de se retourner, de le tirer vers lui, de s'emparer de ses lèvres, de se perdre dans son cou, de lui murmurer à l'oreille qui ne le quittera jamais et qu'il l'aimera jusqu'au jour où il crèvera, et que cette promesse il la tiendrait, parce que c'est la seule qui compte, maintenant. Jusqu'au jour où il mourra. Que ce soit dans trois ans, ou dans cinquante. I ruined you. Il a envie de le prendre dans ses bras, de le sentir trembler sous ses doigts, autant que lui tremble, là, les yeux fixés vers la cimes des arbres, marchant machinalement en avant, rassuré par les bruits des pas de Dash sur les feuilles mortes. Il est là. Il est là. Il sent son parfum dans le vent. Il entend sa respiration au-dessus des battements de son propre cœur. Il le voit suivre le mouvement, lançant un regard furtif derrière lui, vers lui. Tous ses sens sont en alertes, comme ravivés par la présence de Dash. Il soupire, repositionne la cigarette entre ses lèvres et prend une grande bouffée. Il expulse la fumée en la regardant disparaître devant lui. Il ralentit, se retourne, attend qu'il soit à nouveau à sa hauteur, ce qui ne prend que quelques secondes. Do you find it hard to be with me ? Il a l'air amusé, Dash, il a l'air serein. C'est une chose que Pad a toujours aimé. Dash respire la joie de vivre, et même en ce moment précis, Pad pouvait se sentir irradié par son aura. Mais peut-être qu'il essayait simplement d'évacuer son stress. Dash était peut-être simplement mal à l'aise ici. I ruined us.
So, how have you been ? Il sourit, plonge le regard dans le sien. Terrific, though I have been missing you … like a lot. Il rit. Un son nerveux, plutôt, qui ne contrôle pas. Une nouvelle bouffée sur sa cigarette, qui a le même effet qu'une grande bouffée d'air frais. Il regrette déjà chaque mot. I mean … I know I'm the only one to blame here. I know that. All I'm trying to say is, these seven past years, two thousand five hundreds fifty-five days, something like that … Yeah, I counted … Pad rit, c'est un truc que Dash serait capable de faire, compter les jours. Est-ce qu'il l'a fait ? These seven past years, I couldn't stop thinking about our last day at the train station. I couldn't stop thinking about what a complete dumbass I was. I should never have leaved. Il réalise qu'il a pris encore de l'avance, ou peut-être que Dash s'est arrêté ? Qu'il a fait demi-tour. Il entend sa grand-mère. Say it, qu'elle lui a dit. Pad Dunham, se livrer, comme il le fait, ça devait être nouveau pour Dash. I screwed up, pretty bad, I know that. I'm sorry. Sa cigarette est terminée, mais il s'en fiche, il tire sur le mégot. C'est dégueulasse, mais il s'en fout. I know I'm seven years late, but I really wanted to tell you this ... That I am sorry. Say it, say it, il aurait dû demander à sa grand-mère HOW to say it. Fuck. Douchebag. Dumbass. Il sait que ces mots ne faisaient pas le poids. Il se déteste, là, Pad, il a envie de repartir vers le ruisseau et de se noyer dans le peu d'eau qu'il y a.
Il se tourne vers Dash, lui envoie son sourire parfait, celui derrière lequel il se protège, il se cache. How have you been, Dash ?
Stupid question.
Il s'arrête de marcher. Il le regarde.
Il se sent coupable, en voyant ses yeux, il se sent coupable sous son regard.
I ruined me.
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Dash Warwick

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MessageSujet: Re: rekindle the spark (paddash)   Sam 2 Jan - 1:13

terrific, though i have been missing you … like a lot. les mots se brisèrent dans son oreille en millions d'éclats. éclats de rire, il en étouffa un, de ceux qui voulaient dire "t'ai-je vraiment manqué ? où est-ce là encore une de tes jolies phrases pour me remettre dans ton lit?" - un rire anodin, un rire bien à lui. si le soleil brillait entre ses lèvres, il était toujours si gris dans sa tête. il y'avait même une averse, une tempête, un torrent. un déluge. oui, les larmes diluviennes qui devaient accompagner ce foutu "au revoir" à la gare, celles qu'il avait peiné à retenir, les voilà qui lui remontaient aux yeux après ce rire cassé (cassé comme son cœur). tout ça, c'était de sa faute. espérait-il vraiment se rattraper en lui disant ceci ? ou voulait-il encore réduire en morceaux les ruines qu'il a laissé à eureka springs ? i mean … i know i'm the only one to blame here. i know that. all i'm trying to say is, these seven past years, two thousand five hundreds fifty-five days, something like that … yeah, i counted … oui, il le savait bien. il le savait bien qu'entre eux, c'était lui, le démon. le diable qui était venu tout bouleverser dans la vie d'un simple gamin. le plus beau des monstres. mais aussi le plus maléfique. le plus dangereux. et il avait compté, le con. il avait compté. c'était presque ça, il tenait presque le bon nombre. une larme glissa de ses cils et percuta sa joue. il la balaya d'un revers de la main. il ne savait plus vraiment quoi ressentir, à ce moment précis. pad revenait pour foutre la merde, encore. pour tout bousiller. il avait même brouillé la barrière entre peine et joie. il était capable de faire ça. il était capable de tout. il avait cette emprise sur dash. le savait-il ? savait-il seulement à quel point dash l'aimait ? jusqu'où il aurait pu aller, juste pour lui ? ça paraissait con, d'aimer autant. mais dash, il le voyait vraiment comme la définition de son bonheur. il n'avait besoin que de lui, de raph, de cali et de sa famille. d'eureka, aussi. pad, rien que ces trois lettres faisaient ses journées. sans lui dans l'équation, tout s'est écroulé. mais c'était déjà bancal quand il était encore là. mais bancal avec lui, c'était bien. maintenant qu'il n'avait bientôt plus rien, dash, c'était le bon moment pour revenir hein ? il retenait les petites sœurs de la perle tombée comme le dernier pétale d'une fleur fanée. c'est un sourire qui servait d'arche. un sourire si menteur. these seven past years, i couldn't stop thinking about our last day at the train station. i couldn't stop thinking about what a complete dumbass i was. i should never have left. ces mots étaient assénés comme des coups de poignards. il n'aurait pas dû. il n'aurait pas dû. putain, le conditionnel, le regret. il regrettait. le voilà, pad, regrettant. regrettable. il s'arrêta, quelques secondes, pour encaisser le coup. combien de fois le lui avait-il dit, avant qu'il ne s'en aille ? combien de fois avait-il essayé de le retenir ? il y avait mis toutes les forces de son corps. il n'en avait peut-être plus assez. peut-être qu'il ne voulait plus se battre pour cet amour, voué à l'échec. peut-être qu'inconsciemment, il l'avait même poussé à partir. peut-être qu'il l'avait même voulu. dash, il ne voulait peut-être plus le voir. lui et ses mots vides, lui et ses faux-sentiments. ils étaient revenus le hanter, ces fantômes. i screwed up, pretty bad, i know that. i'm sorry. voilà ce qu'il attendait depuis sept ans. un simple désolé, qu'on laisse, comme ça, pour ponctuer une phrase. il avait beaucoup souffert. beaucoup trop. ça ne pouvait pas guérir comme ça. par un mot magique. i know i'm seven years late, but i really wanted to tell you this ... that i am sorry. le drame. le cœur de dash rata un autre battement. oui, il était bien en retard. trop en retard. il avait raté sa chance (vraiment?). il aurait dû plutôt rater son train. quelle ironie.
how have you been, dash ? son sourire était désarmant. ils se faisaient face. il n'y avait que les arbres autour d'eux qui formaient une sorte d'abri. ils étaient dans leur cocon.
how have i been... il se tourna, voulant éviter à tout prix de croiser son regard, encore. pas dans cet état. i - i've been good. what do you think ? do you really think i've been a total mess ? do you think that you've left me broken ? un rire. jesus, pad ! il haussa le ton, faisant voler quelques oiseaux entre les branches, mais il retomba aussi tôt. ce n'était maintenant plus qu'un flot de murmures. c'était la première fois depuis son retour qu'il osait redire son nom. c'était libérateur, peut-être. you left me there pato, i felt like i wasn't worth it. i was not for you. i was standing there, "maybe he needs something better, maybe he doesn't want someone like me. because, y'know, i'm a useless piece of shit". that's how i've been, paddy. i've been taking care of my mom. she's dying from cancer. and not a single time have i heard from your mother. she never came to talk, she never came to see how i was. she didn't care, patrick. like mother, like son. you disappeared. you - you've been away from all that. you ran away. plus il parlait, plus il était difficile pour lui de ne pas fondre en larmes. fuck it. i loved you. i loved you so hard it hurt. i crashed when i fell for you and - and i won't do that to myself -no, not again. il jeta sa casquette au sol, se passa les mains dans les cheveux, s'éloigna de lui, de quelques mètres, laissant son skate là-bas, à ses pieds. you fucking destroyed me. il le répétait en boucle, tout doucement, en se rapprochant, en retombant dans ses bras, en pleurant tout ce qu'il gardait pour lui depuis trop longtemps. il le serrait trop fort, plus fort qu'au début, encore. il ne voulait plus jamais être séparé de lui. de celui qui l'avait anéanti. ce gars avait un pouvoir d'attraction. dash tombait sûrement dans son piège. but the worst part, pad. is that i was still waiting for you. every single night. i was waiting, pad. for you to come back. i was saying to myself "maybe he'll change his mind soon, maybe he'll come back". and you did.
you fucking did.
il brisa l'étreinte là-dessus. ses yeux étaient rouge, encore humide. on ne pensait pas qu'il pouvait être comme ça, dash. ce rayon de soleil. celui qui avait l'air toujours si heureux. but i've been good. il ramassa sa casquette, la revissa sur sa tête, à l'envers. il reprit son skate, prêt à repartir. pour lui, ils devaient s'arrêter là. pour lui, c'était là où leurs chemins se séparaient de nouveau. dans les larmes, encore. pour toujours. history repeats itself. i'll be good. il passa une main sur sa joue. il avait un sourire triste sur la bouche, pourtant il était si réconfortant. il se perdit encore quelques secondes dans les yeux de pad. bye, paddy... bye. trois autres lettres trop légères, dans un chuchotis.
allait-il le laisser partir comme dash l'avait fait avec lui ?   
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Pad Dunham

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MessageSujet: Re: rekindle the spark (paddash)   Sam 2 Jan - 21:28

Il tombe la tête en arrière. Derrière lui, il peut entendre le chant d'un oiseau, puis des battements d'ailes, qui se font de plus en plus légers, jusqu'à disparaître dans la forêt. Il ferme les yeux et reste dans cette position, quelques secondes, ébréché, abîmé. Knocked out, en réalité. Son cou était encore humide, à l'endroit où Dash avait pleuré. Ses bras étaient encore douloureux, l'étreinte avait été volontairement forte. Une douleur qu'il veut ressentir chaque jour, jusqu'à la fin de sa vie, courte ou longue, toujours. Il ferme les yeux, tête en arrière, perdu. Il ne sait simplement pas comment faire face à ce genre de situation. Il est désemparé, essaie de réfléchir, rapidement, mais il est incapable de faire le tri dans ses pensées. Il n'a jamais connu ce genre de situation. Les adieux, sur le quai de la gare, ce n'était rien, rien par rapport à maintenant. Il ferme les yeux, essaye de calmer le flot de pensées qui envahit son esprit. Il a l'impression que le corps de Dash est encore contre le sien, réunit l'espace de quelques battements de cœurs, au milieu de cette forêt. Il a l'impression que Dash est encore dans ses bras ; il veut qu'il soit toujours dans ses bras. Bye, Paddy... bye, qu'il lui avait dit, les yeux plongés dans les siens. Bye, Paddy… bye, Bye, Paddy… bye, c'était comme un écho qu'il n'avait pas réussi à faire taire, un écho persistent qui l'avait ramené sept ans en arrière, sur le quai de cette gare. Est-ce qu'il avait choisi ces mots par dessein ? Est-ce que Dash se rappelait ? Bye, Dash... bye, c'était les exacts trois mots que Pad avait prononcé, nonchalamment, l'air détaché, avant de s'éloigner, sans se retourner, et de monter dans ce fichu wagon où il avait déambulé, l'air morose, avant de s'assoir, côté rails. Il ne voulait pas regarder Dash, il ne voulait pas lui faire un signe de la main, il ne voulait pas le regarder. Il n'aurait pas eu la force de soutenir son regard. Mais il avait eu peur, il avait eu peur que Dash ne soit déjà plus là, qu'il soit reparti, sans attendre que le train s'emballe et s'éloigne.
Il ouvre les yeux, baisse la tête, prend une grande respiration. Pad s'avance, le cœur emballé. Il sent la peur l'agripper, la panique l'emporter.
Il y a sept ans, il aurait douté. Il avait douté. Il s'était demandé, assis dans ce wagon, la joue collée à la vitre froide, il s'était demandé s'il devait sauter du train et courir, courir, pour le retrouver. You ran away. Il était resté assis, figé, le regard fixé sur l'horizon. Il s'était enfui. Mais il ne comptait plus s'enfuir.
Il le rattrape, lentement, marche en fixant le dos de Dash, qui continue à avancer. Do you know why I asked you to come here ? il avait presque murmuré. Il rattrape les quelques pas qui le sépare de Dash et pose la main sur son épaule, lui demandant de s'arrêter, de l'écouter, encore, quelques minutes de plus. Do you remember our first date ? dit-il, en resserrant son emprise sur l'épaule de Dash. It was here murmure-t-il, plus à lui-même qu'à Dash. Il savait que Dash se souvenait. I remember being late, I was scared you might have left, so I ran. I ran like hell, and when I saw you on that bridge, waiting for me, I stopped running. I didn't want to make a fool of myself, so I walked the last few yards. I was so excited to see you that I – I just couldn't stop smiling. I pinched myself to make me stop smiling, and I told you ' You're early, Dashboy'. I was such a prick. But the truth is … You were actually my first date. And you were my first kiss. It happened on that bridge, on our way back, I kissed you, you kissed me, and I've never been so happy in my life. You were my first love, Dash. First date, first kiss, first time, first love. You have no idea how much I hate myself for leaving, for hurting you, and I will never be able to forgive myself... Il respire, lentement, sourit. Son corps tremble. I loved you too Dash, and I still do, souffle-t-il, lâchant son épaule, fronçant les sourcils. Il murmure, il est presque inaudible, mais il s'est tellement approché que son torse touche son dos, que sa bouche est presque au niveau de son oreille. Il s'en voudrait toute sa vie s'il ne continuait pas, s'il ne disait pas ce qu'il meure d'envie de lui dire depuis qu'il a compris. Depuis qu'il a réalisé qu'il l'aimait, qu'il l'avait toujours aimé. I still do. It took me seven years to figure it out, but I do. I do love you.
Tout avait commencé dans cette forêt.
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rekindle the spark (paddash)
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